I
SOCIETE |Polémique aux Olympiades

 

PDF Imprimer Envoyer

Une dalle trop lourde à porter

Aux Olympiades, les charges de copropriété sont devenues trop chères pour certains habitants. Une association milite pour que la dalle devienne publique, histoire de se défaire d’une partie du fardeau.

430€ par mois pour un trois-pièces. 650€ pour 100m². Aux Olympiades, les charges pèsent lourd. En tout, les habitants des 1 600 appartements privés et Paris Habitat, qui gère 1 400 logements sociaux, payent 6 millions d’euros par an pour les seuls frais de fonctionnement. C’est qu’en plus de leurs immeubles, ils doivent entretenir la dalle elle-même, son sol, ses plantes, sa superstructure. Car l’endroit, pourtant fréquenté par des milliers d’usagers de la ligne 14 ou du tramway, les clients de la galerie Oslo ou des restaurants, des étudiants et des salariés, est une propriété privée.

Plus 20% en cinq ans

« Injuste » et « illogique » pour le Groupement de défense des intérêts des copropriétaires et locataires des Olympiades (GDI), qui milite pour une municipalisation de la dalle. Pour son président, Pierre Morville, il y a urgence : « Les charges ont augmenté de 20% en cinq ans. » La faute, entre autres, à la loi sur les immeubles de grande hauteur qui impose la présence de gardiens jour et nuit. « Avec l’explosion des taxes locales, certains propriétaires sont obligés de vendre, parfois à perte puisque la crise – et le montant des charges – ont fait baisser les prix. » Selon une agence immobilière voisine, le mètre carré se négocie aujourd’hui à 5 500€, soit -4% en 2013. Les premières victimes de cette « double fiscalité » seraient les retraités aux revenus modestes. « C’est en contradiction avec la vocation de mixité sociale des Olympiades », commente Pierre Morville, qui estime que le transfert des charges à la ville ferait baisser la facture de 35% pour les habitants. Pour l’heure, la municipalité ne subventionne qu’environ 8% du budget de fonctionnement. La situation pourrait empirer. Car la dalle vieillit, et de gros investissements seront bientôt nécessaires : 15 millions d’euros pour la centrale électrique, le chauffage, les canalisations… presque entièrement payés par les riverains.

Le GDI dénonce aussi un manque de transparence dans la gestion de cet argent, assurée par l’Association syndicale libre (ASL) Olympiades. « Notre conseil d’administration est composé de membres des conseils syndicaux de chaque immeuble. Les copropriétaires ont tous les pouvoirs », se défend le président de cet organisme, Pierre-Henry Wilthien. Plutôt que sur une municipalisation qu’il juge improbable, lui préfère miser sur une solution plus « pragmatique » : obtenir de la ville une augmentation des subventions de 475 000€ à 1,5 millions d’euros, soit le montant de l’impact de son statut public pour la dalle. « Jérôme Coumet me prête une oreille attentive et j’ai la ferme conviction que nous arriverons à quelque chose », promet celui qui fût un temps le professeur de l’édile.

[...] Lire la suite de l'article dans le 13 du Mois # 39

Publié par Jérôme Hoff  le 14 Avril 2014
 

Commentaires  

 
0 #1 [email protected] 28-04-2014 01:12
J'ai essayé de m'abonner à votre mensuel : mission impossible. Mais je vous réserve 39 euros
Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

///  Rubriques
///  Boutique
↓ ↓ ↓                               ↓ ↓ ↓
///  Le kiosque
///  Contacts
Inscrivez vous à notre Newsletter
adresse e-mail: