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Rétro-Actu | Février 2003 à Auguste-Perret | Quand la cour d'école s'effondre...

 

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En février 2003, le groupe scolaire Auguste-Perret est passé tout près de la catastrophe : le sol de l'école maternelle, situé au-dessus du chantier de la ligne 14 du métro, s'effondre. Heureusement, le drame survenant pendant les vacances scolaires, il n'y a aucune victime.

L'effondrement de la cour de l’école maternelle Auguste-Perret aurait pu coûter la vie à de nombreux enfants. Par miracle, l'accident s'est produit un samedi vers une heure du matin et en pleines vacances scolaires. Pas de victime, donc, mais des dégâts considérables : sur place, les pompiers découvrent un trou de 400 mètres, profond de 15 mètres donnant sur la voûte du tunnel, faite d'une couche de calcaire et recouverte de plusieurs mètres de terre. Cette enceinte du 11, rue Auguste-Perret se trouve pile au-dessus du chantier mené dans le cadre du prolongement de la ligne Météor reliant la station Bibliothèque François-Mitterrand à Olympiades. Forcément, l'éboulement réveille de nombreux riverains, parfois en panique. L'un d'entre eux, interrogé par Le Parisien 24 heures après les faits, a carrément cru que « son immeuble tombait ».

Rapidement, les voisins comprennent ce qu’il s'est passé et il suffit d'une simple fissure sur un mur pour que quelques habitants craignent que leur immeuble s'effondre à son tour. La colère gagne quelques familles d'enfants scolarisés. « Certains demandaient l'arrêt des travaux ou que le métro passe ailleurs », se souvient cette militante pro-travaux, que nous avons interrogée.

 

La faute au calcaire

Bouygues, maître d'œuvre du chantier, se décharge immédiatement de toute responsabilité : le projet, explique l'entreprise, a été « conçu par la RATP ». Bouygues assure que « tout a été exécuté dans les règles de l'art et contrôlé de façon très précise », et d'évoquer « une situation imprévisible ». Pointée du doigt, la régie de transports précise que « les relevés topographiques quotidiens, y compris le dernier, datant de vendredi [la veille de l'écroulement, ndlr], n'ont signalé aucune anomalie de terrain ». Des forages avaient été effectués, mais de part et d'autre de la zone concernée, affirmait le quotidien Libération. La RATP, pourtant sûre que « la stabilité était parfaite », a fini par constater, après l'accident, que « le calcaire était de mauvaise qualité à cet endroit ». Francis Guittonneau, le directeur des projets, avancer alors une piste : « La zone située sous l'école était plus large que le reste du tunnel puisqu'elle était destinée à accueillir l'atelier de maintenance. »

 

[...] La site de cet article est à découvrir dans Le 13 du Mois #49

 

Publié par Philippe Lesaffre  le 19 Mars 2015
 

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