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CULTURE | Une vague kizomba déferle sur les Olympiades

 

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Presque inconnu il y a quelques années, le « tango africain » a envahi les salles de danse. Certains y voient la danse de l'été. À Intensive Dance, un vendredi sur deux, près de 250 personnes se trémoussent toute la nuit au son de la kizomba.

Sur la piste d'Intensive Dance, quelques seniors profitent des derniers instants de bal. À l'étage inférieur, c'est un tout autre genre musical sur lequel s'agitent des trentenaires. Le buste collé contre celui de son partenaire, le port altier, Aurélie se laisse guider par les mouvements fluides d'Armando. Danse collé serré, lascive, sensuelle... L'enchaînement des pas et des combinaisons lui donne son surnom de « tango africain » : c'est la kizomba. Presque inconnue il y a quelques années, elle est aujourd'hui en plein boum. « La kizomba se pratique depuis une vingtaine d'années dans les clubs de Lisbonne. Elle est arrivée à Paris il y a cinq ans environ », explique Fernando Regueira, gérant de l'établissement.

Une danse originaire d’Angola

Assimilée à tort au zouk, cette danse au rythme lent remonte aux années 80 et vient d'Angola. C’est un dérivé du semba, ancêtre de la samba brésilienne. La kizomba a beaucoup bercé le monde lusophone - Cap-Vert, Portugal, Brésil - avant de déferler sur l'Europe. Ici se retrouvent un vendredi sur deux jusqu'à 250 personnes. Après les cours, place à la soirée rythmée par le son de chansons kizomba - c'est aussi un genre musical - ou de titres internationaux mixés avec des rythmes caribéens, jusqu’au petit matin.

Appris de manière intensive, le « tango africain » peut-être maîtrisé au bout de quelques mois seulement. Armando a commencé la kizomba en 2011. Il a pris des cours presque tous les soirs durant un an, participé à de nombreuses soirées. Puis il est devenu pro. Depuis l'été dernier, Armando est taxi danseur. « La kizomba n'est pas intuitive, elle a besoin d'être accompagnée, explique-t-il. Alors on fait danser les gens pour qu'ils progressent plus vite et prennent rapidement du plaisir. » Ils sont près d'une quinzaine de taxi danseurs et danseuses à ainsi faciliter l'apprentissage des débutants à Intensive Dance (lire l'encadré). Certains voient dans la kizomba la danse de l'été. Le phénomène de mode a-t-il de l'avenir ? Personne ne peut le dire. Mais pour le moment, ces passionnés en profitent à fond.

[...]La suite dans Le 13 du Mois #29

Publié par philippe Schaller  le 06 Mai 2013
 

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